Comment annoncer à un peuple tout entier que ses jours son comptés, et que la fin de la crise de la dette ne pourra que se solder par une forte austérité quand on est politique ?

 Ne vous y trompez pas. Avec de tels niveaux de dettes, et avec des comptes bidonnés de partout, la France est bien un pays en faillite. Qu'il s'agisse plus récemment de Michel SAPIN, ou précédement de François FILLON, chacun d'eux ont bien pronnocés le mot. Car tout deux savent que notre endêtement est tel aujourd'hui qu'il est tout bonnement impossible d'imaginer une seule minute que nous soyons en mesure de rembourser quoi que ce soit.

LA FIN DE BRETTON WOODS ET LA LOI DU 3 JANVIER 1973.

Après avoir essuyé dans les années 70 la pire crise que nous ayons connus depuis 29, avec une crise pétrolière majeure, une décision innatendue de la part des Etats du monde entier fut d'accepter la fin des accords de Bretton Woods. Pour bien comprendre ce dont il s'agissait, il faut etudier les fondements mêmes de nos économies et la manière dont les échanges internationaux s'effectuent.

Avant la grande guerre, toutes les monnaies étaient dites "convertibles", soit que pour toute monnaie papier émise, les Etats devaient disposer de leur équivalent en or. On parlait alors d''étalon de monnaie, et donc du fameux étalon Or. Après la guerre, et vu que le seul pays à encore disposer de réserves d'or suffisantes pour en assurer la convetibilité, un système mixte basé sur le dollar, lui même convertible en or, est alors mis en place. Mais les accords prévoient que si le dollar est bien garanti en or, il n'est pas question d'en demander la convertibilité, qu'il ne s'agit donc que d'un étalonnage.

C'est donc principalementt pour cette raison que toutes les matières premières de ce monde sont négociées en dollar, et donc que les Etats Unis imposent leur domination sur les échanges internationaux.

La crise pétrolière de 1973 est d'ailleurs due à la défiance des pays de l'OPEP, qui voyant les américains manipuler le cours du dollar à la baisse, ont réagit par une spéculation à la hausse des cours. Peu auparavant, c'est l'Allemagne, voyant que les Etats Unis étaient en train de s'enliser dans le conflit Vietnamien et face leur manipulation des cours du dolllar pour financer la guerre, qui dénonce unilatéralement ces accords et demande la conversion de leurs dollars de réserve en or.

Contrairement aux accord initiaux de Bretton Woods, les Américains qui s'étaient engagés à ne pas manipuler le cour de leur monnaie sont pris la main dans le sac. Cette trahison du pacte initial aura pour effet la fin des 30 glorieuses et la mise en place d'un système de valorisation monétaire basés sur la transparence de financement des Etats. C'est la fin des planches à billet occultes et le début de la financiarisation des dettes souveraines.

 Le 3 janvier 1973, la Loi Pompidou-Giscard / Rothschild est votée. Contrairement à ce qui a souvent été dit sur cette loi, elle n'interdit en rien l'Etats à emmetre de la monnaie pour financer son économie. Visant à empêcher les Etats de manipuler le cour de leur monnaie, et adoptée par de nombreux pays dans la foulée, cette disposition ne visait qu'à rassurer les détenteurs de devises sur la sincérité des comptes des Etats, sur la valeur réelle de leur monnaie. Ainsi, les détracteurs se trompent en dénonçant cette loi et en affirmant qu'elle est à l'origine de notre endêtement massif.

C'est uniquement l'irresponsabilité de notre classe politique qui a recours aux déficits et à l'emprunt massif qui en est la seule cause. Pour autant, et si cette mesure était logique, elle n'en était pas moins un piège sans fond. Vu que la croissance était irrémédiablement stoppée, et afin de controler une certaine inflation des prix, le seul outil de régulation du prix de la monnaie fut donc l'endêtement des Etats. Aussi, et par repport de l'endêtement aux Etats, à t-on pu donner l'illusion de croissance. Les trois tableaux ci dessous vous démontreront qu'en réalité nous sommes en croissance nulle, voire en récession depuis fort longtemps.

Evolution du PIB depuis 1973.

Evolution de l'endêtement depuis 1973.

Rapport PIB / Dette - Croissance réelle.

LES MARCHES FINANCIERS DANS LEUR ENSEMBLE NE SONT PLUS QUE DES ENORMES BULLES.

Avec la perte de ce repère essentiel qu'est la valeur intrinsèque et universelle de l'Or, et de son remplacement hégémonique par le dollar pour l'achat et la revente de toute matière première en ce bas monde, les marchés financiers n'ont eu d'autre choix que de croitre de manière inconsidérée pour générer encore des profits.

L'évolution des règles fiscales, la présence de paradis fiscaux, et l'évolution des techniques comptables, ont fait de la finance un modèle extrêmement complexe. Ainsi, et suite à cette forte professionnalisation par le haut, cela a créé une distorsion de concurrence pour les entreprises les plus petites, qui ne peuvent se payer une telle expertise. Il n'y a donc en réalité qu'une toute petite proportion d'entreprises (CAC 40) qui gère la quasi intégralité du circuit économique et financier. Ils ont bien souvent la main mise sur les matières premières, les industries, les circuits bancaires, et la plupart des réseaux de distribution.

Dans notre modèle économqie mondial, les entreprises les plus grandes sont cotées sur les marchés financiers. Autrement dit, et pour avoir l'argent nécessaire au maintien et au financement de son activité, ces entreprises émettent des action et des obligations. Le marché action est quant à lui fluctuant, par nature spéculatif. Alors que le marché obligataire, lui, à pour vocation d'assurer aux entreprises une stabilité de valorisation, assure une rémunération à taux fixes. Depuis 2006, et suite à la révélation du vol organisé des SubPrimes, le marché obligataire est devenu hautement spéculatif. Ce qui auparavant était censé assurer la valorisation des entreprises est devenu aussi instable que le marché action, ce qui crée inévitablement des surcotations spéculatives.

Dans l'absolu, et depuis fin 2008, tous ceux qui avaient placé leur argent dans l'économie de marché ont vu plus de 50% de leur argent partir en fumée. Et parfois même jusqu'à 90%, voire la totalité de leur argent en cas de faillite totale. Ainsi, et suite à la faillite de nombreuses banques et organismes financiers, la présence de produits douteux comme les Subprimes ou les CDS (Credit Default Swap) dans leur portefeuille, c'est maintenant à ceux qui en détiennent les titres d'être en grave danger.

Peu de gens le savent, mais ce qui se passe avec la banque DEXIA est bien davantage qu'un pur scandale. La banque DEXIA est une banque dont la vocation initiale est de gérer et de financer les communes et les collectivités.

Pour autant, ces titres qui étaient surcôtés, et qui n'ont à priori plus aucune valeur, continuent d'être valorisés à leur valeur d'achat, aussi bien dans les entreprises, que dans les établissements bancaires. Par le jeu d'écritures comptables, nombre d'entreprises continue d'afficher des valeurs d'achat de bien, alors que leur valeur intrinsèque à pu petre divisée par deux ou par dix entre temps. C'est par exemple le cas de nombre de banques espagnoles et de promoteurs immobiliers qui continuent à inclure dans leur bilan des valorisation de bien immobiliers à leur valeur cout de fabrication, voir de vente, et alors même que la valeur du bien sur le marché est bien souvent deux à trois fois moindre.

C'est ainsi que malgré la chutte vertigineuse des marchés entre 2009 et 2011, on estime que le cataclysme financier de ces bulles sera encore plus important dans les semaines et mois à venir.

La raison est la suivante. Certains produits financiers dits toxiques vont arriver à échéance. Soit que leur valeur définitive et leur rapport financier sera définitivement établit, et qu'il ne sera alors plus possible de le valoriser à sa valeur d'achat, mais bien à sa valeur de sortie. Dans le cas de la DEXIA, qui curieusement à rachetée à tour de bras des SubPrimes et autres dérivés toxiques originellement fournis aux banquiers via des "bundles", on estime déja ce cataclysme à plus de 11,6 milliards d'euros. Soit quasiment autant, voire plus que pour la faillite du crédit Lyonnais en son temps.

On sait déja que pour les subprimes, les défauts de paiement ne seront pas "couvrables" par les assureurs, au risque de les faire sauter. Et on sait également que des défauts de remboursements de dette, pourtant garantis par des CDS ne le seront pas non plus. De la même manière, de nombreux contrats d'assurance vie, fortement dévalués par la crise, arriveront bientôt à échéance. Dans ce dernier cas, ce sont directement les établissements financiers qui seront touchés dans le cas ou leur produit était à capital garanti, c'est à dire la norme d'avant la crise. Autrement dit, ils vont devoir rembourser la différence de valorisation entre le début du contrat et la fin de contrat, et ce, même si le produit est totalement déficitaire.

2013 est donc l'année de toutes les plus grandes échéances contractuelles. Nombre de Subprimes, d'emprunts couverts par CDS, de contrats d'assurance vie arriveront à terme cette année, et, dans une proportion moindre, sur les deux années suivantes. L'année 2013 est donc véritablement l'année de tous les dangers, ou les chômage ne pourra que progresser, et les vagues de licenciement interminables se succéder les unes après les autres...

 

UNE ERREUR STRATEGIQUE TOUTE SOCIALISTE

 

Depuis l'élection en 1981 de François Miterrand, les socialistes n'ont eu de cesse que de dépenser toujours plus d'argent que la France ne gagnait pas. Entre 1981 et aujourd'hui, ils sont clairement responsables de l'embauche massive de fonctionnaires, au point aujourd'hui ils représentent plus de 20% de la population active (Sources INSEE).

En effet, la France compte plus de 5,3 millions de fonctionnaires pour un peu moins de 27 millions d'actifs. Dit autrement, cela représente un actif sur 5, soit que les 4 autres, par leur création de richesse, par leur seul travail, financent intégralement le salaire du 5ème.

Entre 1981 et 1995, date à laquelle François MITERRAND termine son deuxième mandat, il en fut embauché plus d'un million, et alors même que nous n'étions nullement sous administrés. Dans le même temps, le déficit de la France est passé de 110 milliards d'euros à plus de 663 milliards d'euros, soit qu'à aucun moment nous n'avions le premier sou pour le faire. Toutes ces personnes ont donc été embauchées à crédit, et constituent maintenant une dette permanente, renforcée par le seul fait qu'ils soient embauchés à vie.

La pire erreur politique de la gauche et des socialistes aura toujours été de s'accaparer un bien commun, soit la propriété de nos services publics. Et ce, d'autant plus que la majorité de son financement provient plutôt des salariés du privé. En manifestant auprès d'eux, et en les embauchant massivement, il en résulte aujourd'hui qu'au lieu de servir tous les français, et hautement politisés, ils ne finissent plus que par défendre leurs seuls intérêts, et non le bien commun. La conséquence est une rupture du contrat social, et une perversion insoutenable de système, le menant tout droit à sa propre perte.

Les syndicats du reste sont très nettement responsables de cet état de fait. Loin, même très loin d'être représentatifs, ils sont composés majoritairement de fonctionnaires, ont un pouvoir de nuisance indéniable. Et pour bien enfoncer le clou, leur financement est tout sauf transparent, dépend clairement d'aides et de fonds publics, c'est à dire de vos impôts. Ceci renforce bien évidement l'image déplorable de la fonction publique, et qui, à l'origine, était censée être au service de tous les français et qui devient de fait une nuisance envers ceux qui y contribuent le plus, n'en tirent plus aucun bénéfice.

Comme l'indique Michel ROCARD dans son allocution face au MEDEF, les souverainetés nationales sont entrées dans une phase de nuisance, et ils leur faudra toute la patience et l'inventivité pour passer ce cap douloureux. Voir la vidéo ci dessous.

 

Dit autrement, le politique dans son ensemble, parce qu'il ne peut se faire réélire en disant la vérité et en menant des politiques douloureuses est maintenant contraint de mentir et de tromper son peuple. Le Président HOLLANDE en est l'incarnation parfaite. Alors que le président SARKOZY avait réellement entamé une politique de réduction des déficits publiques, les socialistes, eux, n'ont eu de cesse, et en utilisant toute la puissance des corps intermédaire, de faire exactement l'inverse.

Autrement dit, la politique de réduction de fonctionnaires entamée par le gouvernement précédent à tout bonnement été annulée par la politique inverse des socialistes, qui, dans les communes, les département et les régions, conduisaient une politique de recrutement soutenue et totalement inverse. Il est frappant de constater que les socialiste n'ont eu de cesse que de nier la crise, et aujourd'hui de s'appuyer sur elle pour justifier l'Etat de nos finances publiques. Il est encore plus surprenant qu'un homme comme François HOLLANDE, et qui a tout simplement doublé la dette de son département, en a doublé ses effectifs, ait pu être élu en repprochant à Nicolas SARKOZY d'avoir créé 600 milliards de dettes nouvelles, et alors même qu'il en est le seul responsable, lui, et ses amis. A ce niveau de manipulation, ce n'est plus du culot, c'est du grand art !

Il a été en outre stupéfiant de voir comment les socialistes sont allés à l'encontre des conclusions de la cour des comptes, indiquant qu'effectivement le bilan du quinquénat SARKOZY n'était pas si mauvais que cela, vu le contexte et les circonstances, et refusent toujours aujourd'hui de parler de réformes structurelles. Réformes dont tout le monde sait qu'il s'agit du nombre de fonctionnaires et des dépense publiques de fonctionnenemt qu'ils représentent. Au point qu'en France, sur 10 euros prélevés, moins de 3 sont effectivement redistribués, et 7 directement consommés par ceux qui sont justement censés les redistribuer.

Enfin, il est tout bonnement hallucinant de voir l'arrogance des socialistes envers leurs opposants et la société. La manière dont ils considèrent la réduction des déficits publics uniquement par l'augmentation des impôts, qui de fait, sont devenus plus que confiscatoires, tuent à petit feu nos entreprises et nos emplois, le pouvoir d'achat de tous les Français. Comment ont ils réussis à faire croire que leur bilan régional était bon ? Ils ont tout bonnement doublé, voir triplé dans certains cas les impôts locaux et fonciers. Ceci pesant toujours et encore plus sur le pouvoir d'achat de tous les frnaçais, et notament sur celui des classes moyennes...

 

POURQUOI LA DROITE ET LE MEDEF REFUSENT LA FUSION PUBLIC PRIVE ?

 

Comme cela a été expliqué auparavant, l'accaparement des socialistes et de la gauche en général des services publics, des richesses, et au détriment du bien commun dans le seul but de s'acheter des voix à vie, fait que la droite n'a aucune envie au bout du bout, c'est à dire au moment de la faillite, de payer pour les fonctionnaires.

Vous devez comprendre que sil es régimes spéciaux n'ont pas été abolis, c'est uniquement parce qu'ils sont encore plus déficitaires que les régimes généraux. Soit que l'Etat s'endête tous les jours, aussi bien pour payer les salaires des fonctionnaires, mais également les retraites de ceux qui l'on prise. Et si ce régime spécial est aussi déficitaire, c'est avant tout parce que les abus sont allés bon train, avec des avantages de départ, de taux de cotisation ou des niveaux de retraites si éloignés de ceux du privé qu'il est tout bonnement impossible d'en imaginer la fusion.

Pour bien le comprendre, il faut simplement savoir que la plupart des fonctionnnaires bénéficient quasiment d'une retraite à taux plein, et que cette dernière est calculée sur les 5 derniers mois de son activité, quand pour le privé, elle n'excèdent pas 60%, et se calcule maintenant sur les 15 meilleures dernières années. Leur alignement est donc tout bonnement impossible, ni souhaité par le privé, qui devrait accorder aux uns ce qu'il ne pourra même pas assurer à d'autres.

De la même manière, les fonctionnaires qui aujourd'hui perçoivent un salaire risquent fort de déchanter en cas de défaillance de l'Etat. Si l'Etat fait faillite, il ne sera plus en mesure d'emprunter ce qu'il n'a pas dans ses caises, et se verra contraint de licencier Et même si l'on imaginait que le déficit soit nul d'ici à demain, la masse des fonctionnaires cotisant fera que tous les retraités actuels de la fonction publique verront leur retraite amputée sérieusement.

En conséquence de quoi, la droite, principal contributeur de l'Etat, et qui n'a jamais participé à la gabegie de l'embauche massive de fonctionnaire, à mise en place son propre système de répartition. Et s'il est aujourd'hui déficitaire, il ne sera de toutes les façons pas en mesure de prendre en charge les fonctionnaires dans le cas d'une privatisation des services publics, ni ne sera en mesure de prendre en charge leurs périodes de chômage.

Pour bien le comprendre, il faut déja savoir que si le pouvoir d'achat des français est aussi bas, c'est avant tout parce que les charges qui pèsent sur le travail représentent déja plus de 50% de leurs revenus (Charges patronales et charges salariales cumulées). C'est de très loin déja le taux le plus élevé de la zone euros, et c'est exactement pour cette raison qu'il y a un véritable problème de compétitivité, et non de productivité, leurre parmi les leurres, des travailleurs français.

 

NOS SERVICES PUBLICS SONT DEPUIS PLUS DE 15 ANS PLUS CHERS QUE LEUR EQUIVALENT PRIVE, POUR DES RESULTATS TOUJOURS PLUS MEDIOCRES.

 

Mais le pire dans tout cela, c'est le laxisme et la médiocrité de service rendu par nos services publics.

Aussi hallucinant que cela puisse vous parraitre, les services public français coutent entre 25 et 40% plus cher que leur équivalent privé.Or, c'est le principe même de la mutualisation des moyens qui est remis en question avec un culot sans pareille par les fonctionnaires et les syndicalistes eux-mêmes avec la phrase "Mais les services publics ne sont pas faits pour être rentables !". Certe, messieurs, la vocation des services publics n'est pas d'être rentables. Mais en aucun cas, ils ne doivent revenir plus cher que s'ils étaient fournis par le secteur privé. Sinon, leur vocation même de réduction des couts par la mutualisation des moyens n'a plus de sens, et il faut donc les privatiser dans l'urgence, ce qu'ils refusent tout autant, appeurés par la notion même de performance.

Mais ce qui est pire que tout, c'est qu'ils sont aussi plus mauvais, qualitativement parlant, que leur équivalent privé, et dans une mesure quasi équivalente. C'est donc un double constat d'échec, ou non seulement ils coutent plus cher, sont mal gérés et administrés, sans aucune politique RH. Mais en outre, ils fournissent un service de piètre qualité, de moins bonne qualité. Et là encore, ils reviennent souvent avec les arguments du stress et de la performance, alors que ceux qui les financent, c'est à dire le secteur privé, le subit lui au quotidien, sous la presion fiscale.

Ainsi, l'hopital public est en moyenne plus cher de 30 à 40% que son équivalent privé, et avec des résultats moindres. Les appels d'offre publics sont devenus des niches à crabes, ou la corruption généralisée et l'entente y est légion. Dans la plupart des cas les cahiers des charges sont si stricts et si orientés, qu'il est nettement visible qu'il ne peuvent être remportés que par un seul prestataire. Et pire encore, certaines petites communes se favorisent elles mêmes, font clairement travailler les membres de leur famille, même s'ils sont pires que tout, et au détriment de l'intérêt public.

Il en va de même de l'éducation, ou les couts explosent en ce moment avec la promesse d'embauche de nouveaux professeurs, et alors même qu'il ne s'agit aucunement d'un problème d'effectif. C'est depuis 97 le premier poste de dépense de l'Etat, avec plus de 1,3 millions de fonctionnaires (employés communaux compris).

L'éducation nationale disposerait donc de 852 907 professeurs, pour 12 537 138 elèves et apprentis, soit 1 professeur pour 14,6 elèves en théorie. Comment expliquer alors que l'enseignement privé affiche des classes bien plus remplies, mais de meilleurs résultats, s'il ne s'agissait que d'un problème d'effectifs ? Lien 1.

Comment justifier plus de 500.000 personnels non enseignants dans l'éducation nationale, c'est à dire autant d'administratifs qui remplieraient sans aucun problème 8 fois la tour montparnasse à Paris. Lien 1.

Comment expliquer que la fonction publique est la championne inconstestable et incontestée de l'arrêt maladie et de l'absentéisme. Lien 1. Lien 2. Lien 3. Et ils nous tuent en plus 100.000 emplois. Lien 4.

Comment expliquer qu'en étant mieux payés que le secteur privé, ils osent en période de crise revendiquer des augmentations de salaire ? Lien 1. Lien 2.

Quel est donc l'impacte des 35 heures sur certaines professions, et notament médicales, ou la continuité des soins doit être assurée ? Toutes les études par sciences po - Lien 1.

Comment, si le point d'indice est bloqué depuis 2010, le volume des salaires, lui, ne cesse d'augmenter ? La GVT expliquée pour les nuls - Lien 1. Lien 2.

Comment un Etat qui a principalement basé son financement sur le travail et les performances du secteur privé peut il se permettre d'avoir 20% de sa population active fonctionnaire ou assimilée ? Lien 1.

 D'une manière générale, les gens de gauche n'arrivent toujours pas à intégrer que s'ils ont si peu d'argent à la fin du moi sur leur salaire, c'est uniquement parce que l'Etat s'accapare toutes les richesses et n'en redistribue qu'une infime partie. L'ensemble de ces richesses, en provenance directe du secteur privé, de la consommation, de l'impôt, et de l'épargne, est consommé aujourd'hui à près de 70% par les fonctionnaires. Autrement dit, que moin de 3 euros sur 10 prélevés leur reviennent réellement en aide, que 7 euros sur 10 son consommés par le système lui même.

Aucune entreprise qui utiliserait un tel modèle de redistribution ne survivrait dans un système capitalistique. Les charges sociales représentent maintenant plus de 50% du salaire brut dans le secteur privé, ce qui signifie tout bonnement que le salaire minimum est déja divisé par deux avant de tomber dans leur poche.

Tant qu'il y aura autant de fonctionnaires, et une si mauvaise gestion aussi bien de l'argent public, que des services publics, il en sera ainsi. S'il n'y a pas de révolution intellectuelle au sein même de la fonction publique, alors la seule porte de sortie sera la faillite de l'Etat, et la refonte intégrale du pacte social, et la privatisation de tout ce qui n'est pas régalien. Autrement dit, les missions de l'Etat ne se limiteront plus qu'a la Police, l'Armée, la Santé et la Justice. Et tout le reste basculera dans le régime privé, ce qui ne signifie aucunement qu'il sera de moindre qualité ou plus cher, bien au contraire Tout démontre aujourd'hui que c'est bien le laxisme et le laisser faire dans les administrations qui sont la seule cause de la situation actuelle. Sans pour autant remettre en question ce modèle social, il sera tout à fait envisageable de ne plus confier certaines missions à l'Etat, tout en assurant leur périmètre d'application et légal.

LA FAILLITE INEVITABLE ET SES CONSEQUENCES.

 

Du fait de l'absence totale de gestion des effectifs de manière responsable et raisonnée, du fait de l'embauche massive de fonctionnaires ou assimilés, le niveau d'endêtement de la France atteint aujourd'hui son paroxisme. Soit qu'il va dépasser d'ici à fin 2013 les 100% du PIB, et que le seul service de la dette le fait maintenant croitre, et ce depuis 97, de manière inconsidérée. Si cela s'améliore mécaniquement par l'effet de taux en baisse sur les emprunts de courte durée (de 1 à 3 ans négatifs dernièrement), ils restent toujours entre 2 et 3%, CDS compris, pour les taux les plus éloignés.

La note de la France, deuxième moteur économique de la France étant maintenant définitivement dégradée, et suite notament aux décisions de ce gouvernement d'augmenter considérablement la pression fiscale pour combler ses déficits, ces taux vont inévitablement repartir à la hause.

Ce que les français ne savent pas, c'est principalement compter. Mais qu'ils se rassurent, ils sont loin d'être les seuls. Selon les critères de Maastricht, la retraite et l'augmentation du salaire des fonctionnaires et certains autres investissements ne sont pas comptabilisés, et alors même qu'ils sont obligatoires pour toutes les entreprises du secteur privé à la colone charges anticipées ou constatées d'avance. Cela veut tout simplement dire qu'en réalité, l'endêtement de la France n'est pas de 100% du PIB, mais plutôt proche des 200% en réalité.

Dès que le taux d'endêtement dépassera les 100% du PIB, toujours selon les critères de maastricht, les taux d'emprunt vont s'envoler, et tel que nous avons pu le constater auprès des PIGS (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne), c'est à dire les pays surrendêtés de la zone Euro et dont les taux d'intérêt élevés sont volontairement dissuasifs.

Vu que c'est uniquement parce que la France possède encore une note acceptable que l'ensemble des taux d'emprunt de la zone Euro ne montent pas en flèche, dès que la France dépassera son seuil critique, c'est l'ensemble des taux de la zone qui exploseront, causant ainsi des faillites en cascade. Et ne vous y méprenez donc pas. Même si le MES, la BCE et le FESF se mettaient soudainement à faire tourner la planche à billet, et vu que les marchés ne sont pas dupes de la manipulation, cela ne fera que repousser l'échéance à un peu plus tard.

De tout temps, les Etats font faillite. La France n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai, et a déja essuyé une petite dizaine de ces revers désagréables.

 


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