Pour répondre à tout ceux qui affirment que c'est à cause de la loi Rothschild du 3 janvier 1973 que la France est surendettée, et que les banquiers en sont seuls responsables, il est nécessaire de leur faire comprendre que l'on ne s'improvise pas cambiste devant un écran, ni économiste au café du coin. Que cela nécessite des études longues et couteuses, ainsi que des connaissances de base qui pour nombre des conspirationnistes en herbe font systématiquement défaut, et je vais vous le démontrer très simplement.

Déjà, tous ceux qui parlent de la loi de 1973 sont plutôt clairement très à droite, voir à l'extrême droite. Mais on commence à voir apparaitre des vidéos dans le même genre aussi à l'extrême gauche. Tous ont exactement le même problème. Ils confondent tous la création monétaire (les intérêts seuls du crédit par la valeur ajoutée) avec la planche à billet (imprimer de l'argent à partir de rien et surtout sans contrepartie), et facilité de trésorerie bancaire (création ex-nihilo d'une ligne de crédit). Et tout ceux qui vivent de cette fausse croyance, de cette tromperie monstrueuse, se régalent de vous avoir ainsi trompé, en plus d'avoir mis sur votre front à chaque fois que vous relayerez leur fausse nouvelle, "pigeon crédule qui n'est pas en mesure de vérifier par lui même ce qu'on lui dit et bon à plumer !". Tous exploitent votre ignorance, votre incapacité à accéder à certaines informations qui sont pourtant disponibles en ligne, mais requièrent des connaissances véritables pour savoir quoi et ou chercher. C'est donc ce que je vais faire pour vous simplifier la tâche.

Nota Bene : Tout ici est sourcé, factuel, et donc vérifiable. aussi, et si vous doutez encore après ces explications, sachez que le problème est plus grave et plus profond que vous ne l'imaginez. Et dans ce cas, je vous recommande d'en parler à des personnes compétentes, en commençant par votre médecin traitant. Nier des faits, des démonstrations, des preuves, n'est ni sain, ni rationnel. C'est même très inquiétant pour tout vous dire.

DE LA MONNAIE.

Mais tout d'abord, il faut comprendre ce qu'est une monnaie. Une monnaie, c'est un moyen pratique d'effectuer des paiements de façon simple et rapide. Avant, on utilisait des monnaies peu adaptées qui coutaient cher à la fabrication, comme l'or, l'argent, ou même le cuivre ou le bronze. Et plus l'ingénierie financière a évoluée, plus il s'est avéré nécessaire, afin de mieux répartir la richesse, de passer d'une monnaie représentant intrinsèquement sa valeur, à une monnaie dite fiduciaire, qui ne coute pas cher à produire, et que l'on peut reproduire facilement en toute sécurité.

Et oui, le but principale de la monnaie papier était donc d'augmenter le volume de monnaie en circulation, et donc de pouvoir également mieux répartir la richesse sur un territoire donné, nommé Nation. La monnaie est donc un contrat de confiance avant tout, qui représente une certaine valeur, un certain pouvoir d'achat, et qui est émise par un État constitué, soit une Nation.

Il existe de nos jours deux types de monnaies. La première est dite fiduciaire, ce sont les billets et les pièces émis en quantité suffisante pour effectuer les petites transactions. Puis il y a la monnaie scripturale, c'est à dire une ligne dans livre de comptes, aujourd'hui un ordinateur, et qui est une dématérialisation de cette monnaie fiduciaire. Leurs mouvements sont strictement contrôlés, et il n'est pas possible techniquement de créer de l'argent à partir de rien pour une banque, faute de quoi, elle serait fermée immédiatement. Le verrou pour que cela n'arrive jamais s'appelle la banque de France, qui a elle seule, est une sorte de chambre de compensation, qui valide les transferts sur le territoire, d'un compte à un autre. Ainsi, il est impossible de prendre à A sans le remettre à B, on aurait un incident de paiement, et la transaction serait alors annulée.

Maintenant que les choses sont plus claires, et pour ne pas trop vous faire languir, abordons maintenant le sujet central, soit la démystification de la loi Rothschild.

NON, LA LOI ROTHSCHILD N'A JAMAIS INTERDITE A L’ÉTAT DE SE PRÊTER DE L'ARGENT A LUI MÊME.

Tout un chacun pourra comprendre l'évidence suivante, que, à aucun moment dans la loi que vous pouvez consulter ici dans son intégralité, vous ne trouverez une seule ligne, un seul article ou paragraphe qui interdirait à l'Etat de se prêter de l'argent à lui même. Et ce, même si logiquement il ne peut pas davantage se prêter ce qu'il n'a pas en caisse, ce dont il ne dispose pas lui même. 

En fait, c'est souvent là que ça bloque pour beaucoup de gens, qui au lieu de se poser la bonne question - à savoir si par hasard cela avait jamais été le cas, notamment avec des déficits et des caisses vide - s'imaginent, dans la plus grande tromperie qui soit, qu'avant l'Etat avait le droit d'imprimer l'argent qu'il n'avait pas pour financer ses déficits ou ses dettes à partir de rien. Car en réalité, c'est précisément parce que depuis 1971, après avoir subit une très grave crise pétrolière et financière, connaissant en outre des déficits, c'est à dire de recettes fiscales insuffisantes par rapport à ses dépenses, et surtout des caisses vides, que l'Etat français ne disposait alors plus de fonds propres pour effectuer ces transactions sans intérêts.

Ce serait comme sans avoir soi même une certaine somme d'argent, vous vouliez quand même la prêter à votre frère/sœur. C'est tout simplement impossible, vous ne le pourrez tout simplement pas, pas plus que l'Etat ne le peux et en fait n'en a jamais eu le droit. Ceux qui proclament que c'était le cas avant cette loi ne sont que des menteurs patentés, et ils seront du reste tous parfaitement incapables de vous le démontrer. Et pour cause, ce ne sont ni la constitution, ni la loi Française qui l'interdisent, mais l'ensemble du système monétaire International tout entier. Et ce, depuis la grande crise de 1929, et la crise monétaire de la République de Weimar, puis les accords de Bâle et de Bretton Woods.

Aussi, et ce qui revient souvent comme argument, c'est que tout est la faute de l'article 25. Or, et si vous avez un tant soit peu des notions de comptabilité, pour "escompter" une dette, encore faudrait t-il avoir soi même de l'argent, et de l'avoir prêté. Comment alors escompter une dette que l'on détiendrait, alors que l'on emprunte déjà soi même pour financer ses déficits ? Vous voyez bien que cet argument, en plus d'être totalement trompeur est plus que fallacieux. Il ne vise qu'à légitimer le fait que l'Etat est depuis 40 ans totalement incapable de faire le minimum qui lui est demandé, à savoir correctement gérer l'argent de nos impôts et nos services publics, et surtout sans générer et en toute impunité comme ils le font des montagnes de déficits et de dettes. Vous pouvez également lire cet article de contrepoing qui décrit pas à pas l'intox populiste de cette loi. Et pour ceux qui diront, toujours par déni de réalité, parce qu'ils ont soutenu un incroyable mensonge, que la gauche ou le centre sont corrompu, en fait ils disent la même chose à droite, et même à l'extrême droite !

Aussi, beaucoup s'imaginent que parce que l'Etat est tout puissant, il aurait le pouvoir de fabriquer et d'imprimer lui même de l'argent qui n'existe pas (c'est à dire ce que font les faussaires, sévèrement punis par la loi), pour financer son propre train de vie et nous couvrir ainsi de richesses créées à partir de rien. Réfléchissez donc un peu. Vous qui avez déjà une confiance très limitée en vos hommes politiques, vous leur confieriez la possibilité d'imprimer autant d'argent qu'ils en auraient besoin, et pour financer leur politique, sans aucune tentation de tout s'accaparer pour eux et leurs amis, et sans aucune corruption ? Pour bien comprendre qu'en faisant celà, c'est comme faire "Open Bar", et que cela finit systématiquement en catastrophe, je vous engage à étudier un tant soit peu la grande crise monétaire de la République de Weimar, ou plus récemment celle du Zimbabwe. Vous comprendrez alors qu'imprimer des billets ne créent en aucun cas de la valeur, mais que au contraire, cela la divise d'autant, et donc cela finit par dévaluer la valeur de la monnaie, lui faire perdre cette valeur. Je vous engage également à regarder cette vidéo très instructive de Charles Gaves, économiste et financier (certes libéral, mais l'économie, c'est de l'économie avant tout) et qui vous explique avec des mots très simples pourquoi la Planche à Billet, c'est tout sauf une bonne idée, c'est même un crime punit par tout le système monétaire international.

Il faut comprendre que tous les apprentis faussaires qui voudraient que l'Etat puisse imprimer tout l'argent dont il a besoin, et donc faire perdre de la valeur à cette monnaie en la divisant d'autant, ou pire encore, qui s'imaginent qu'il est grand temps de faire défaut, c'est à dire de cesser de la rembourser ou de l'annuler, sont soit complètement fous, soit complètement inconscients de ce qu'ils demandent. Car ce qu'il faut savoir, c'est que la très grande majorité de la dette des États, la manière dont ils lèvent leurs fonds pour financer leurs déficits, ce sont nos fonds de pension et de retraite qui les achètent, et que vous en possédez vous même sans le savoir avec vos PEL/CEL et vos Livrets (A, développement durable, etc) en tout genre. Et qu'imaginer ne pas rembourser cette dette, signifie tout simplement voler/ruiner les épargnants, sinon vous voler/ruiner vous même. C'est tout sauf réfléchi ou intelligent, n'est-ce pas ?

Et de la même manière, si on dévaluait trop cette monnaie par une impression monétaire immodérée, c'est à dire en dehors des cadres fixés à l'échelle internationale pour une bonne gestion des banques centrales, soit de maintenir et stabiliser la monnaie vis à vis des autres devises étrangères, signifierait aussi spolier tout ceux qui nous prêtent cet argent, en leur retirant du pouvoir d'achat. Vous croyez qu'ils vont renouveler leurs prêts après ça, et quand on a 100% du PIB de dettes ?

Aussi, et fort de la crise monétaires de Weimar qui a très largement entrainé la crise Mondiale de 1929, tous les banquiers centraux ont alors mis en place des mécanismes monétaires, d'une part pour retirer aux hommes politiques le pouvoir de battre monnaie pour leur effet personnels ou pour financer leur politique et leurs amis, et d'autre part des mécanismes de stabilisation financiers, avec les Accords de Bretton Woods ou les accords bancaires de Bâle. Si au sortir de la guerre, l'étalon or permettait d'avoir des échanges relativement stables de monnaie, puis, du fait du prix de l'or en constante augmentation, les USA ont cessé de proposer la convertibilité du dollar en or. Et la raison est toujours la possibilité de permettre une meilleure répartition de la richesse, matérialisée par trois composantes essentielles, soit le patrimoine (matériel ou immatériel), la valeur ajoutée et les intérêts du crédit, dans toutes les strates de l'économie.

Il faut bien comprendre que si l'Etat ne gère par correctement l'argent qu'il lève de ses impôts, et qu'il est en déficit constant, il n'est donc pas en mesure de mettre de côté d'argent et de se le prêter à lui même. C'est avant tout parce que nos hommes politiques et nos administrations ne font pas correctement leur travail et sont incapables de résorber leurs déficits, que nous accumulons des intérêts de la dette et des dettes supplémentaires. Et pire encore, nous en sommes maintenant à un tel niveau que les lobbys financiers et les multinationales peuvent corrompre des États entiers, parce que les mêmes qui n'ont pas été capables de gérer convenablement l'argent de nos impôts, sont maintenant incapables de prendre des mesures fiscales contre ceux qui financent leurs déficits et de leurs dettes, quand ils ne payent pas carrément leurs campagnes électorales !

Enfin, et si nous décidions malgré tout d'imprimer ce qui nous manque chaque année pour combler nos déficits, nous verrions alors la valeur de notre monnaie s'effondrer à l'International, et nous ne pourrions plus rien importer, notamment les matières premières que nous ne produisons pas nous même, et qui sont essentielles pour faire tourner les rares industries de ce pays.

En conclusion, ce n'est pas les banquiers centraux ou les banques qu'il faut blâmer, mais les politiques et les hauts fonctionnaires qui depuis 40 ans dans ce pays, dont nombre d'entre eux violent ouvertement les principes fondamentaux de la 5 ème république, à savoir la séparation des pouvoirs en siégeant dans nombre de nos assemblées - il faut comprendre qu'ils font partie de l’exécutif, et accèdent au législatif en étant élus maire, sénateurs, dépités, ministres, ce pourquoi ils se votent en permanence des lois iniques qui les exonèrent de toutes les responsabilités qu'ils nous imposent pourtant à tous - se payent grassement sans jamais faire leur travail, et vous endettent sans jamais vous demander quoi que ce soit. Qui en étant juge et partie ne chercherait pas à s’exonérer de ses responsabilité, et profiter de la situation ? qui en ayant tous les moyens de l'Etat à sa disposition, se priverait de les utiliser pour éliminer toute forme de concurrence au pouvoir au point qu'ils sont maintenant près de 70% à siéger dans nos deux assemblées ?

Fort de ce constat, il faut aussi répondre à tous ceux qui prétendent que les banques créent la monnaie.

NON, LES BANQUES NE CRÉENT PAS DE MONNAIE, SINON PAR LES INTÉRÊTS DU CRÉDIT.

Premièrement, et pour tout ceux qui pensent que les banques ont un privilège indécent de création monétaire, sachez que c'est tout simplement faux. Une fois que les accords de Bretton Woods ont été rendus caduques par la sortie des USA de la convertibilité du dollar en or, la masse monétaire étant par définition limitée, il a alors fallu trouver un moyen de répartir encore plus les richesses dans toute l'économie. Et le moyen qui a été mis en place dès lors aura été de permettre aux banques de ne pas décaisser le montant des crédits qu'elles vous octroient de leurs comptabilité, de leurs fonds propres, s'appelle la "réserve fractionnaire".

Mais tout ceci est parfaitement logique et codifié, et même très strictement encadré. Car si vous réfléchissiez un tant soit peu, si les banques avaient réellement le pouvoir ce créer tout l'argent dont elles ont besoin, que ce soit pour elles mêmes, ou entre elles, alors pourquoi feraient t-elles faillite ?

Accrochez vous un tout petit peu, car pour comprendre tout le génie de ce système, il faut forcer son attention, ce pourquoi beaucoup passent à côté, n'en comprennent visiblement pas toute la subtilité. Et le plus sûr moyen de le comprendre, c'est de passer par un exemple.

Tout d'abord, une banque ne peut pas créer ex-nihilo de l'argent pour elle même. C'est strictement interdit. La seule chose qu'elle a le droit de faire, c'est de vous ouvrir ce que l'on appelle une "ligne de crédit", et uniquement pour un contrat donné, qui a été dument étudié et vérifié par le banquier. Prêt automobile, prêt immobilier, prêt d'investissement pour une entreprise. Toutes ces transactions, ces prêts, sont strictement codifiés, et le banquier n'a absolument aucune marge de manœuvre pour vous les octroyer, ils sont fixés strictement par la loi.

Ainsi, vous voulez acheter une maison, et pour simplifier l'exemple, on va considérer que vous n'avez aucun apport personnel, et que la maison vaut 100.000 euros. Vous allez donc voir votre banquier, qui va alors vérifier deux choses. La première, que vous êtes solvable, soit que vous êtes en mesure de rembourser votre crédit, soit que vous n'avez pas dépassé le seuil des 33% d'endettement. Et la seconde, que lui même n'a pas dépassé le montant maximal des crédit qu'il est autorisé à distribuer. 

Car ce que la plupart des gens ignorent, et tous les théoriciens de l'argent dette ou de la création monétaire oublient de vous dire, c'est que pour pouvoir effectuer ces transactions, les banques doivent se conformer à des règles très strictes de détention de fonds propres pour un pourcentage dépendant de leur notation (les fameux AAA). Car la banque est de part les accords interbancaires internationaux et nationaux, contrainte de respecter elle même une règlementation extrêmement stricte. A savoir les accords de Bâle III, qui déterminent en fonction d'une note donnée à votre banque, le montant des lignes de crédit totales que la banque pourra offrir à l'ensemble de ses clients. C'est cette quantité de fonds propres et cette notation qui leur permet d'ouvrir une certaine quantité de lignes de crédit, un montant global de prêts disponibles. Et ce montant dépend uniquement de la performance de ses prêts, de ses niveaux de remboursement, et enfin de ses fonds propres. Ici, c'est le niveau de risque qui est en jeu, et on ne fait pas absolument n'importe quoi dans le système bancaire, contrairement à ce que certains pensent.

Alors on pourrait se dire que c'est incroyable, que c'est un privilège absolument inacceptable que l'on puisse ainsi créer de l'argent à partir de rien, mais il n'en est rien. Car avec cette méthode, en réalité, le but est d'augmenter le montant total de l'argent des crédits disponibles, et donc d'augmenter d'autant le nombre de personnes qui pourront en bénéficier, sans pour autant signer un blanc seing à ces banques.

Par exemple, imaginons que cette banque, ce banquier, dispose de 1.000.000 d'euros de fonds propres, et qu'il lui soit imposé de posséder au bas mot 10% de tous les encours de crédit qu'il va proposer, il disposera alors d'une ligne de crédit totale qui ne pourra pas dépasser le montant total de 10.000.0000 d'euros. S'il n'avait pas cette possibilité, seulement 10 personnes pourraient alors bénéficier d'un crédit de 100.000 euros. Alors qu'avec cette méthode, ce ne sont plus 10 personnes, mais 100 personnes qui vont pouvoir acheter une maison de 100.000 euros chacune. On permet donc à la monnaie de circuler plus rapidement dans l'économie, et surtout à plus de monde de pouvoir accéder aux crédit.

Si tous ceux qui ont emprunté 100.000 remboursent leur prêt intégralement, mettons avec 10% d'intérêts, alors la banque récupèrera 110.000 euros, et devra alors annuler de ses comptes les 100.000 euros de départ. Resteront alors les 10.000 euros d'intérêt dans ses comptes, et c'est uniquement cette somme qui constitue de la "création monétaire", puisque c'est par définition le fruit de la "valeur ajoutée" par votre travail.

Mais il y a un revers à cette "facilité de trésorerie", soit qu'en cas de défaut de paiement, c'est à dire lorsque les emprunteurs ne sont plus en mesure de rembourser et deviennent insolvable, et même si le banquier peut toujours saisir le bien pour le revendre, il récupère rarement l'intégralité des sommes prêtées. Certes, ce n'est pas souvent le cas dans l'immobilier, mais pour les crédits d'achat de véhicules, leur valeur va rarement à la hausse, le bien se déprécie naturellement, et les pertes peuvent être bien plus conséquentes en fonction de l'Etat d'usure et de maintenance du véhicule. Et dans ce cas, la différence entre ce qu'il a prêté, et ce qu'il a récupéré, il va devoir le payer de ses fonds propres. Si par exemple, la maison a été revendue à 80.000 euros, et qu'il manque 20.000 euros pour boucler la ligne de crédit initiale, le banquier va donc prendre dans ses fonds propres pour rééquilibrer ses lignes de crédit. Il perd littéralement 20.000 euros, car il doit impérativement clôturer sa ligne de crédit à l'équilibre, c'est à dire les 100.000 euros créés ex-nihilo pour vous octroyer ce crédit. Aussi, et si plus de 10% de ses clients ne sont plus en mesure de rembourser 100% des crédits octroyés, il fait alors faillite.

Voilà comment fonctionne ce système de "facilité de trésorerie", et non de "création monétaire", et si vous souhaitez en savoir plus sur leurs modalités, vous pouvez toujours consulter les accords de Bâle 3 et de nos banques centrales, de la BCE, en cliquant ici.

Sachez que si nous sommes en crise en ce moment, c'est précisément parce qu'il y a de plus en plus de gens incapables de rembourser leurs crédits, et que à force de perdre de l'argent, les fonds propres des banques baissent à vue d’œil. Alors même si la BCE, dans sa grande complaisance, rachète des actifs pourris, et autorise ainsi certains mauvais payeurs à avoir de délais de paiements entre leurs échancres, il n'en reste pas moins que la situation du nombre de créances dites douteuses, ne cesse d'augmenter de manière plus qu'inquiétante. Et que très bientôt, tout le château de carte va finir par s'effondrer. Et là, la valeur de la monnaie sera le cadet de vos soucis, puisqu'elle ne vaudra alors plus rien. Et votre épargne avec !


  • Aucun commentaire sur cet article.
DMC Firewall is a Joomla Security extension!